| Le
Blason | |
| Adoptée
en 1892, les armoiries de Sainte-Marie-aux-Mines se compose à droite d'une bande
rouge ornée de trois alérions d'argent. Celle-ci évoque le blason des ducs de
Lorraine. A gauche, les trois écussons rouges représente les armoiries
des seigneurs de Ribeaupierre. L'écu, composé des outils du mineur entrecroisés
(marteau et pointerolle), symbolise les mines. |
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| Historique
sur Sainte-Marie-aux-Mines |
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Desservie
par la Route Nationale 59, par quatre cols vosgiens et par le tunnel Maurice Lemaire,
Sainte-Marie-aux-Mines, ville de 5982 habitants au dernier recensement, est située
sur un important carrefour entre les départements des Vosges, du Haut-Rhin et
du Bas-Rhin. Sa position privilégiée au cœur du massif vosgien a façonné ses multiples
facettes. Une zone frontière et une terre d'accueil |
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Elle
apparaît tout d'abord comme une zone frontière. Au Moyen Age, la
frontière entre le duché de Lorraine et le Saint Empire germanique
traverse le territoire de Sainte-Marie-aux-Mines et le divise en deux moitiés
distinctes. Sainte-Marie Alsace dépend des seigneurs de Ribeaupierre, tandis
que la seconde moitié est rattachée au duché de Lorraine.
A partir du 16e siècle, les différences entre les moitiés
s'accentuent : |
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Majoritairement germanophone et protestante, Sainte Marie Alsace dépend
des seigneurs de Ribeaupierre. Ces seigneurs accueillent près de 3000 mineurs
venus travailler dans les mines d'argent locales, et des protestants venus de
Lorraine et de Suisse. Ainsi, Sainte-Marie Alsace est occupée par des luthériens,
des réformés français, des réformés allemands,
des amish et des mennonites. Sur ce territoire protestant vient se greffer une
paroisse et une église catholique en 1686, dont la construction est imposée
par Louis XIV. | |
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De son coté, Sainte-Marie Lorraine est francophone, catholique et rattachée
au duché de Lorraine. La suppression de la frontière en
1790 provoque la fusion de Sainte-Marie Alsace et Sainte-Marie Lorraine en une
seule et même commune : Sainte-Marie-aux-Mines. Mais la frontière
franco-allemande est rétablie sur la ligne du massif vosgien entre 1870
et 1918. Durant la 1ère Guerre Mondiale, Sainte-Marie-aux-Mines devient
ville du front et est occupée par les armées allemandes. Ce n'est
qu'à l'issue de la 2e Guerre Mondiale que la frontière franco allemande
est rétablie sur le Rhin, marquant la réintégration définitive
de Sainte-Marie-aux-Mines dans le territoire français. |
| | Une
vallée industrielle et forestière C'est
dans de cadre géographique particulier que se développe une intense
activité minière. Débutée au 10e-11e, l'exploitation
des mines d'argent atteint son apogée au 16e siècle. A cette époque,
l'activité minière occupe près de 3.000 mineurs, et qui produise
chaque année près de 6000 marcs d'argent fin (environ 1,5 tonne
d'argent pur / an). Abandonnées à la Guerre de 30 ans, les mines
sont réouvertes au 18e siècle. Désormais, les mineurs exploitent
d'autres matières minérales telles que le cobalt ou l'arsenic jusqu'en
1940. Durant ces 10 siècles d'activités, près d 300 km de
galerie sont creusés. | |
| | Bloqués
dans leur perspective de développement à Mulhouse, des industriels
mulhousiens et suisses s'installent dans la deuxième moitié du 18e
siècle à Sainte-Marie-aux-Mines. Le site propose en effet de nombreux
atouts. La présence d'une main d'uvre abondante et bon marché,
des cours d'eau qui fournissent la force motrice des usines, une situation géographique
proche des capitales régionales favorisent un démarrage rapide de
l'industrie textile locale. Les création de filatures, de teinturies et
de tissages dotent le territoire d'une industrie textile complète et performante.
Vers 1900, une centaine de fabriques emploie près de 20.000 personnes.
Mais, confrontées à une importante crise économique, les
usines textiles ferment leurs portes dans les années 1960 et 1970, entraînant
forte hémorragie démographique. |
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De
1970 à nos jours, de nombreux efforts ont été réalisés
pour favoriser la diversité économique. S'il ne reste aujourd'hui
plus qu'une seule entreprise textile (Teinturies de l'Est), Sainte-Marie-aux-Mines
accueille sur son ban des entreprises spécialisées dans la conception
de pièces mécaniques (Laserjet) ou dans la plasturgie (Alplast).
Elle tire également d'importants revenus par l'exploitation de la forêt
communale, qui occupe près de 6.000 ha. |