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Communauté de Communes du Val d'Argent 11a rue Maurice Burrus 68160 Sainte-Croix-aux-Mines Tél. 03 89 58 83 45 Fax 03 89 58 69 84
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communaute-communes@valdargent.com ouverture du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 14h à 18h
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Un peu d'histoire
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Sainte-Marie-aux-MinesSainte-Croix-aux-Mines LièpvreRombach Le Franc
Le Blason
Adoptée en 1892, les armoiries de Sainte-Marie-aux-Mines se compose à droite d'une bande rouge ornée de trois alérions d'argent. Celle-ci évoque le blason des ducs de Lorraine.

A gauche, les trois écussons rouges représente les armoiries des seigneurs de Ribeaupierre. L'écu, composé des outils du mineur entrecroisés (marteau et pointerolle), symbolise les mines.
Historique sur Sainte-Marie-aux-Mines
 
Desservie par la Route Nationale 59, par quatre cols vosgiens et par le tunnel Maurice Lemaire, Sainte-Marie-aux-Mines, ville de 5982 habitants au dernier recensement, est située sur un important carrefour entre les départements des Vosges, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Sa position privilégiée au cœur du massif vosgien a façonné ses multiples facettes.

Une zone frontière et une terre d'accueil
 

Elle apparaît tout d'abord comme une zone frontière. Au Moyen Age, la frontière entre le duché de Lorraine et le Saint Empire germanique traverse le territoire de Sainte-Marie-aux-Mines et le divise en deux moitiés distinctes. Sainte-Marie Alsace dépend des seigneurs de Ribeaupierre, tandis que la seconde moitié est rattachée au duché de Lorraine. A partir du 16e siècle, les différences entre les moitiés s'accentuent :

- Majoritairement germanophone et protestante, Sainte Marie Alsace dépend des seigneurs de Ribeaupierre. Ces seigneurs accueillent près de 3000 mineurs venus travailler dans les mines d'argent locales, et des protestants venus de Lorraine et de Suisse. Ainsi, Sainte-Marie Alsace est occupée par des luthériens, des réformés français, des réformés allemands, des amish et des mennonites. Sur ce territoire protestant vient se greffer une paroisse et une église catholique en 1686, dont la construction est imposée par Louis XIV.
 

- De son coté, Sainte-Marie Lorraine est francophone, catholique et rattachée au duché de Lorraine.

La suppression de la frontière en 1790 provoque la fusion de Sainte-Marie Alsace et Sainte-Marie Lorraine en une seule et même commune : Sainte-Marie-aux-Mines. Mais la frontière franco-allemande est rétablie sur la ligne du massif vosgien entre 1870 et 1918. Durant la 1ère Guerre Mondiale, Sainte-Marie-aux-Mines devient ville du front et est occupée par les armées allemandes. Ce n'est qu'à l'issue de la 2e Guerre Mondiale que la frontière franco allemande est rétablie sur le Rhin, marquant la réintégration définitive de Sainte-Marie-aux-Mines dans le territoire français.

 
Une vallée industrielle et forestière

C'est dans de cadre géographique particulier que se développe une intense activité minière. Débutée au 10e-11e, l'exploitation des mines d'argent atteint son apogée au 16e siècle. A cette époque, l'activité minière occupe près de 3.000 mineurs, et qui produise chaque année près de 6000 marcs d'argent fin (environ 1,5 tonne d'argent pur / an). Abandonnées à la Guerre de 30 ans, les mines sont réouvertes au 18e siècle. Désormais, les mineurs exploitent d'autres matières minérales telles que le cobalt ou l'arsenic jusqu'en 1940. Durant ces 10 siècles d'activités, près d 300 km de galerie sont creusés.

 Bloqués dans leur perspective de développement à Mulhouse, des industriels mulhousiens et suisses s'installent dans la deuxième moitié du 18e siècle à Sainte-Marie-aux-Mines. Le site propose en effet de nombreux atouts. La présence d'une main d'œuvre abondante et bon marché, des cours d'eau qui fournissent la force motrice des usines, une situation géographique proche des capitales régionales favorisent un démarrage rapide de l'industrie textile locale. Les création de filatures, de teinturies et de tissages dotent le territoire d'une industrie textile complète et performante. Vers 1900, une centaine de fabriques emploie près de 20.000 personnes. Mais, confrontées à une importante crise économique, les usines textiles ferment leurs portes dans les années 1960 et 1970, entraînant forte hémorragie démographique.
 
De 1970 à nos jours, de nombreux efforts ont été réalisés pour favoriser la diversité économique. S'il ne reste aujourd'hui plus qu'une seule entreprise textile (Teinturies de l'Est), Sainte-Marie-aux-Mines accueille sur son ban des entreprises spécialisées dans la conception de pièces mécaniques (Laserjet) ou dans la plasturgie (Alplast). Elle tire également d'importants revenus par l'exploitation de la forêt communale, qui occupe près de 6.000 ha.