Liens utiles
Plan su site
Site optimisé pour un affichage 1024X768 contacter le webmaster
Communauté de Communes du Val d'Argent 11a rue Maurice Burrus 68160 Sainte-Croix-aux-Mines Tél. 03 89 58 83 45 Fax 03 89 58 69 84
Mail
communaute-communes@valdargent.com ouverture du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 14h à 18h
|
|
|
Les
légendes
|
|
|
|
|
Sainte-Marie-aux-MinesSainte-Croix-aux-Mines LièpvreRombach Le Franc
La légende du Bourseau
Légende extraite du "cahier d'histoire locale" de la classe 1966/67 de CM2 du temps de l'instituteur Bernard PIERROT. Bourseau vivait à l 'époque de la grande Révolution et possédait une huilerie qui existait encore à la fin du siècle dernier, mais elle fut démolie depuis. Elle se trouvait sur la route de Rombach, dans le canton des Envers, à côté d'un ancien moulin.

On disait que le Bourseau avait fait un pacte avec le diable auquel il avait vendu son âme. En échange, il pouvait se rendre invisible ; il était devenu sorcier et magicien.
Pendant que sa femme préparait le dîner, il pouvait se transporter sur le côté de Ste Marie aux Mines et dévaliser les passants. S'ils refusaient de lui donner la bourse, il les tuait et était déjà de retour pour le dîner.

Ainsi, tout le monde le craignait. Outre cela, il attirait encore les paysans de la vallée et les forçait de lui donner telle ou telle somme d'argent sinon il faisait périr leurs bêtes.
Comme il était sorcier, les gendarmes ne pouvaient le saisir. Quand ils venaient pour l'arrêter, Bourseau passait par une ouverture de l'huilerie et dès qu'il touchait terre, il était transporté sur la roche des Envers, où il cachait les trésors volés.
On dit qu'il s'y trouve encore. Un jour, les gendarmes parvinrent tout de même à l'arrêter dans sa maison mais il fallait faire attention qu'il ne touchât terre, autrement il était libre. Les gendarmes le garrottèrent et le chargèrent sur une charrette.

Mais par bonheur pour Bourseau, il put mettre un pied à terre. Aussitôt ses chaînes sautèrent d'elles mêmes et le voilà transporté sur la roche des Envers d'où il narguait les gendarmes en sifflant et en chantant.
Mais rira bien qui rira le dernier !
Insaisissable, Bourseau reprenait ses brigandages encore quelques temps. Cependant, en usant de ruse, les gendarmes parvinrent à le prendre une nuit. Mais cette fois-ci, ils firent bien attention qu'il ne put toucher terre et le transportèrent en prison. La justice le condamna à être décapité sur le Rain Calvin qui, en ce temps-là, était le lieu des exécutions à Lièpvre.

Lorsque le criminel s'est vu sur l'échafaud et qu'il se disait que ses richesses tristement acquises ne pouvaient pas lui profiter, il promit d'équiper, à ses frais, un régiment de cavalerie si on lui rendait grâce.
Considérant cette belle proposition, deux cavaliers partirent immédiatement à Sélestat afin de contraindre les juges à rendre la liberté à Bourseau.
En revenant aux premières maisons du faubourg de Sélestat, ils firent signe au bourreau que Bourseau était gracié. Soit que le bourreau comprit mal ou qu'il ne voulait pas que justice ne fut faite. Bourseau, le terrible brigand eut la tête tranchée.

Après sa mort, on voyait souvent, sur la roche des Envers, un homme portant sur ses épaules un large chapeau. Des enfants cherchant du bois mort dans la forêt aperçurent, un jour, ce singulier personnage d'outre tombe.
Saisis par la frayeur, ils se sauvèrent au grand galop à la maison et racontèrent à leurs parents ce qu'ils avaient vu. Dans les veillées d'hiver, les anciens nous racontèrent ainsi qu'un homme en passant nuitamment devant la Croix St Marc, sur la route de Rombach, avait crié à deux reprises : " Bourseau, Bourseau ".
Il eut aussitôt la réponse par deux soufflets qui lui firent voir trente six chandelles. Quand la température veut changer, on entend aux Envers, dans la nuit profonde, les aboiements d'un chien en détresse. C'est le compagnon de Bourseau qui revient avec son malheureux maître.
Celui-ci est condamné, dit-on, à reparaître jusqu'à la fin des temps parce qu'il s'est livré, corps et âme, au diable. Il doit expirer ses crimes là où il a vécu et caché ses trésors volés.

haut de page

 
La légende du chêne du Rossignol
 
" Le Sotré" tiré des " Légendes du Val de Lièpvre " par V. KUENTZMANN

Le " Sotré ", en allemand " Stockelet " est un petit homme rouge, aux cheveux roux habillé tout en rouge, qui a la puissance effroyable de passer silencieusement à travers le trou des serrures pour aller se poser sur la poitrine des enfants et chercher ainsi à les étouffer dans leur berceau. Une pièce de drap écarlate met en fuite ce mauvais génie. La croyance au " Sotré " n'existe plus qu'à demi sur la partie de Ste Marie Lorraine mais il y a cinquante ans, elle y faisait la terreur de toutes les mères de famille. Le " Sotré " se plait aussi à tourmenter les animaux. Quand un cheval a la crinière embrouillée, on est assuré que le " Sotré " a été près de lui.

haut de page

La légende du Creux Chêne
 Légende extraite du " cahier d'histoire locale " de la classe 1966/67 de CM2 du temps de l'instituteur Bernard PIERROT. Une fois, en plein été, deux gaillards de la vallée de Villé franchissaient la colline pour chercher fortune dans d'autres régions. Ils arrivèrent dans la vallée de la Hingrie où un chemin sûr devait les conduire. L'un d'eux avançait ses pas pour arriver plus vite. L'autre se disait alors : " Si la chance me sourit, je pourrai la saisir aussi en allant doucement ". Ainsi resta-t-il un bout de chemin derrière son camarade. La nuit le surprit près du Creux Chêne. Dans l'obscurité de l'arbre géant, il s'endormit aussitôt.

A peine était-il endormi qu'un bruit insolite se faisait entendre. Pendant que notre gaillard s'étirait et se frottait les yeux, il voyait, oh quelle horreur, des femmes de tous les âges qui s'approchaient en dansant avec des balais, des manches de râteaux et de pelles pour le conseil nocturne qui se tenait dans les branches du chêne.

Tout ce qu'il entendait lui faisait dresser les cheveux sur la tête. C'était le " Sabbat " des sorcières qui se tenait au-dessus de lui. " Ecoutez mon œuvre magistrale ! " disait l'une d'elles, perchée sur la plus haute branche de l'arbre. " J'ai frappé d'une infirmité incurable la fille de Duc de Lorraine. Aucun médecin ne sera capable de la soulager. Et pourtant, quelle facilité de la guérir ! ". Le cœur d'un poulain blanc qui n'avait pas été scellé, cuit dans un bouillon sans sel ni épices redonnera force à l'infortunée malade et lui permettra de retrouver, par ce remède, santé et ancienne gaîté.
" Et quelle en sera la récompense ? " demandèrent en chœur les sorcières. Le pauvre père a promis de donner sa fille à celui qui la guérirait.

Plusieurs mois se sont écoulés. La nouvelle de la guérison miraculeuse de la Comtesse se répandait dans tout le pays. Un étranger de passage lui avait offert une potion curieusement préparée. Sitôt mangée, la jeune fille reprenait force et gaîté.
Le Duc, en tenant sa promesse, mariait sa fille à son sauveur. Tous deux vivaient parfaitement heureux. L'étrange sauveur n'était point d'autre que notre gaillard qui avait écouté le secret de la sorcière dans le feuillage du Creux Chêne et en tirait profit. Un jour, pendant une sortie du jeune couple, un voyageur en haillons s'approchait de la voiture pour demander la charité. Les deux se regardaient, étonnés. " C'est toi ! c'est toi ! ".
Dans le château, les retrouvailles furent célébrées par un copieux dîner. Ils racontaient leurs aventures depuis le départ. Enfin, celui à qui la chance n'avait pas souri se disait : " Si le secret du Creux Chêne a apporté à mon ami honneur et fortune, à mon tour d'y aller tenter ma chance ".
Aussitôt, il retournait sur place. Il se coucha au pied du chêne et faisait semblant de dormir . Voilà à nouveau que les sorcières arrivèrent sur des balais, des manches de râteaux ou de pelles.
Dans le feuillage touffu du chêne, clamait d'une voix courroucée : " Chères compagnes, lorsque nous étions réunies ici pour délibérer, un misérable nous a guetté et nous a trahis. Scrutons à présent chaque arbre pour nous rendre compte qu'aucun individu malveillant ne nous écoute ".
Comme un vent impétueux soufflait, notre gaillard n'a rien entendu. Les sorcières descendirent, et bien vite, trouvèrent le malheureux espion. D'un impitoyable ensorcellement, elles le tuèrent sur place.

Encore de nos jours, on parle du lieu hanté. La paysan de contrée vous montrera le grand cercle où se tenait le conseil des sorcières…

haut de page

Page en construction Page en construction