Contact : Bénédicte HERNU Animation du Patrimoine -
Villa Burrus 11a rue Maurice Burrus 68160 Sainte-Croix-aux-Mines
Tél. 03 89 58 35 91 Fax 03 89 58 69 84 Mail :patrimoine@valdargent.com

  Suite au conflit franco-allemand de 1870-1871 qui consacre la défaite française, les départements alsaciens et de la Moselle sont annexés à l'Etat allemand. Toute la vallée fait désormais partie intégrante de l'empire germanique. La limite de l'Empire allemand suit en partie la ligne de crête des Vosges. Le col de Sainte-Marie-aux-Mines tient lieu de frontière. Passage économique important entre la France et l'Allemagne, lieu de promenade dominicale, il est soumis à une surveillance constante et discrète de part et d'autre. Tout change en 1914 lorsque, le 3 août, l'Allemagne déclare la guerre à la France. De part et d'autre, des unités prennent position. D'août à novembre 1914, une guerre de mouvement s'engage, où chacun cherche à s'assurer un maximum de points stratégiques. Les combats menés durant ces périodes sont très sanglants. A partir de la fin du mois d'octobre 1914, les Français concentreront tous leurs efforts pour prendre possession de la Tête du Violu. Ils y parviennent à la mi-novembre. Le front commence alors à se stabiliser. A la fin de l'année 1914, la guerre de mouvement cède la place à la guerre de position.                 
       

  A certains endroits du front, les deux belligérants n'étaient séparés que de quelques mètres. L'établissement de tranchées pour se protéger devient une nécessité. De véritables labyrinthes où les boyaux sont reliés les uns aux autres prennent peu à peu forme jusqu'à prendre un aspect élaboré et complexe. De part et d'autre, l'aménagement du front conduit les autorités à considérer les abris comme une partie intégrante de la guerre de position. Edifiés à l'origine en retrait pour protéger et soigner les fantassins ou pour accueillir les postes de commandement, certains abris, construits sur la ligne même du front, serviront également de places fortes. Tranchées, blockhaus et camps de cantonnement des troupes forment un ensemble cohérent. Un réseau de communication qui combine chemins, routes, voies ferrées et même transport par câble complète ce dispositif. Il permet d'acheminer le plus rapidement possible vers le front matériel, armes, munitions et hommes nécessaires au combat.


Téléphérique Eberhartbahn, reliant le Petit Rombach à la Chaumme de Lusse





En 1918, la fin des hostilités s'accélère. Les premières troupes américaines arrivent dans le secteur de Sainte-Marie-aux-Mines à partir de juin 1918. Pendant que les troupes françaises préparent leur arrivée à Sainte-Marie-aux-Mines, les Allemands reçoivent l'ordre d'évacuer le secteur. Ils se dirigent vers Ribeauvillé, puis vers Schoenau où ils franchissent le Rhin. Le 17 novembre 1918, les troupes du 333e R.I. et le Général Vandenberg commandant le 10ème corps d'armée effectuent une entrée triomphale dans Sainte-Marie aux Mines

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