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Suite
au conflit franco-allemand de 1870-1871 qui consacre la défaite française, les
départements alsaciens et de la Moselle sont annexés à l'Etat allemand. Toute
la vallée fait désormais partie intégrante de l'empire germanique. La limite de
l'Empire allemand suit en partie la ligne de crête des Vosges. Le col de Sainte-Marie-aux-Mines
tient lieu de frontière. Passage économique important entre la France et l'Allemagne,
lieu de promenade dominicale, il est soumis à une surveillance constante et discrète
de part et d'autre. Tout change en 1914 lorsque, le 3 août, l'Allemagne déclare
la guerre à la France. De part et d'autre, des unités prennent position. D'août
à novembre 1914, une guerre de mouvement s'engage, où chacun cherche à s'assurer
un maximum de points stratégiques. Les combats menés durant ces périodes sont
très sanglants. A partir de la fin du mois d'octobre 1914, les Français concentreront
tous leurs efforts pour prendre possession de la Tête du Violu. Ils y parviennent
à la mi-novembre. Le front commence alors à se stabiliser. A la fin de l'année
1914, la guerre de mouvement cède la place à la guerre de position.
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A
certains endroits du front, les deux belligérants n'étaient séparés que de quelques
mètres. L'établissement de tranchées pour se protéger devient une nécessité. De
véritables labyrinthes où les boyaux sont reliés les uns aux autres prennent peu
à peu forme jusqu'à prendre un aspect élaboré et complexe. De part et d'autre,
l'aménagement du front conduit les autorités à considérer les abris comme une
partie intégrante de la guerre de position. Edifiés à l'origine en retrait pour
protéger et soigner les
fantassins ou pour accueillir les postes de commandement, certains abris, construits
sur la ligne même du front, serviront également de places fortes. Tranchées, blockhaus
et camps de cantonnement des troupes forment un ensemble cohérent. Un réseau de
communication qui combine chemins, routes, voies ferrées et même transport par
câble complète ce dispositif. Il permet d'acheminer le plus rapidement possible
vers le front matériel, armes, munitions et hommes nécessaires au combat.
Téléphérique
Eberhartbahn, reliant le Petit Rombach à la Chaumme de Lusse

En
1918, la fin des hostilités s'accélère. Les premières troupes américaines arrivent
dans le secteur de Sainte-Marie-aux-Mines à partir de juin 1918. Pendant que les
troupes françaises préparent leur arrivée à Sainte-Marie-aux-Mines, les Allemands
reçoivent l'ordre d'évacuer le secteur. Ils se dirigent vers Ribeauvillé, puis
vers Schoenau où ils franchissent le Rhin. Le 17 novembre 1918, les troupes du
333e R.I. et le Général Vandenberg commandant le 10ème corps d'armée effectuent
une entrée triomphale dans Sainte-Marie aux Mines |